Hellfest : Un festival de plus en plus majestueux !

Hellfest

 

Le Hellfest est LE festival à faire en France élu deux fois meilleur grand festival aux festivals Awards en 2014 et 2015. Ce succès est dû grâce à sa programmation éclectique dans le monde du rock, du metal, punk et du hard rock. Le succès de ce festival hors du commun est tel que pour la deuxième fois alors qu’aucun groupe de la programmation n’avait été dévoilé, il affichait déjà complet et cela 9 mois avant l’ouverture de ses portes. Son site est exceptionnel, œuvré de constructions plus folles les unes que les autres dont le Hell City Square, véritable œuvre d’art rappelant le célèbre quartier de Camden Town de Londres grandeur nature en dix fois plus beau, ayant eu la chance d’y aller pour comparer. La Warzone quant à elle est une véritable arène pour la scène punk/hardcore internationale, toute entourée de miradors et de flammes lorsqu’il fait nuit, auprès de  cette dernière se trouve une statue gigantesque de Lemmy Kilmister. Côté bar, le Kingdom of Muscadet avec ses deux énormes tonneaux abritant le bar à vin s’impose et bien entendu toutes ces installations qui prennent une dimension magique la nuit où vraiment tout le site est orné de flammes qui sortent des entrailles des conteneurs des bars, merchandising, restauration et même des toilettes devant la scène de la Valley. Les équipes de Ben Barbaud, directeur du festival, ont tout pensé pour que le Hellfest soit l’un des plus beaux festivals musical de ce genre au monde.

Les chiffres records de cette année 2017 ont été encore atteints si on ajoute aux 42000 festivaliers du jeudi soir et aux 60000 personnes les trois jours suivants dont les invités, on atteint 222000 entrées et encore tout ceci en respectant le désir et le confort des festivaliers en limitant le nombre d’entrées. Pour qu’il y ait plus d’espace devant les deux Mainstages cette année, le site à été agrandit tout comme en 2016, où c’est la Warzone qui avait été remaniée. Il faut le savoir le site du festival appartient aux organisateurs ce qui est très rare dans le milieu. C’est ce détail qui donne l’énorme possibilité de laisser certaines constructions à l’année dont la statue du leader de Motörhead de quinze mètres de hauteur récemment parti rejoindre l’enfer, ainsi que plusieurs des installations qui s’embellissent d’année en année avec la rouille. Une autre nouveauté pour cette édition, des tourniquets pour faciliter l’accès des festivaliers car la queue devant la cathédrale à l’entrée était énorme. Pari tenu : à peine cinq minutes pour entrer sur le site voire dix lorsqu’il y a un peu plus d’affluence, une énorme amélioration qui fait bien plaisir.

 

Hellfest 2017 - ©Johan Pix

 

Jour 1 : 16 juin 2017

Comme vous le savez sûrement, la première chose à faire si l’on veut garder un souvenir de l’événement c’est le merchandising toujours overbooké et tellement pris d’assaut qu’on a même fini par abandonner pour acheter un de ces fameux tee-shirt tant convoité (à 13h30 et après une heure et demi d’attente on avait avancé de quelques pas, on était toujours à une trentaine de mètres). Cette année six modèles sont proposés avec la programmation à l’arrière, il y en a donc pour tous les goûts, du plus classique au plus trash. On a fini quand même par avoir notre précieux sésame le lendemain soir mais c’était l’un des seuls à rester, la quasi-totalité du merch était SOLD OUT.

On a donc commencé le festival par Animals as Leader, pas de chanteur pour ces trois musiciens seul l’instrumentation compte, nous l’avions sélectionné dans notre running order car la qualité et la rapidité des deux guitares à 8 cordes du groupe nous a bien plu.

Ensuite, c’est au tour d’Evergrey d’entrer sur scène pour 40 minutes, heureusement que les nouveaux écrans géants sont là, dont un énorme entre les deux Mainstages, pour qu’on puisse profiter à fond du concert bien sympathique du groupe suédois.

Après cette heure et demi d’attente inutile devant le merchandising officiel et ce soleil de plomb qui nous tape sur le coin du nez, on décide d’aller visiter le site en commençant par le Hellfresh, cette croix où de l’eau est vaporisée, une très bonne initiative avec une température qui avoisine les 30°C. L’endroit est blindé mais nous arrivons à nous faufiler pour nous y rafraichir quelques minutes avant d’aller nous restaurer au pied de l’énorme statue de Lemmy avant de commencer notre série de concerts. Nous sommes attirés inévitablement par les jambons à la broche qui tournoient au dessus des flammes. Devant les stands de restauration de l’herbe synthétique à été installée comme ça il n’y a pas de poussière dans les sandwichs. Je crois qu’on à trouvé notre endroit pour casser la croûte.

Nous nous dirigeons maintenant vers Helmet sous la Valley qui est la scène stoner, doom et metal alternatif. Cette scène sous une des trois tentes va nous donner un peu d’ombre avec cette chaleur. Le Hellfest  a encore de la chance cette année avec le temps et nous aussi par la même occasion car trois jours de festival avec 15 heures de concert par jour sous la pluie, c’est galère même quand on aime la boue. Le groupe originaire de New York formé en 1992 nous délivre un très bon set à la hauteur de leur musique.

Nous retournons à la Warzone pour The Bouncing Souls, un autre groupe américain des années 1990 connu pour avoir notamment réintégré les pogos dans les fosses du punk rock avec le rythme rapide de leurs chansons.

 

Hellfest 2017 - ©Johan Pix

 

Nous quittons le concert un peu avant la fin pour se placer sous la Valley parce que Red Fang est en train de s’installer et nous le savons, il va y avoir beaucoup de monde. On les avait vu lors de l’édition Best Of du Hellfest en 2015 sur la Mainstage 01 et ce fût une énorme découverte pour ce groupe créé en 2005. Toujours énorme avec leur son lourd et bien gras, ils ont notamment partagé leurs tournées et concerts avec Disturbed, Megadeth, Mastodon, Opeth et In Flammes d’où leur ascension fulgurante, c’est un groupe à suivre dans les années à venir et en plus ils ont de l’humour, il n’y a qu’à voir leurs vidéos où l’on voit que la bière est l’un de leurs centres d’intérêt.

On a également fait le déplacement cette année à Clisson Rock City pour voir Tagada Jones le groupe breton originaire de Rennes. Ils chantent en français et prônent des paroles engagées et conscientes. Ils ont plus de 1800 concerts à leur actif depuis 1993. Ils sont très heureux d’être présents à cette édition 2017 et ils le disent haut et fort même si ce n’est pas leur première venue au Festival, comme beaucoup de groupes présents cette année. On aurait aimé passer encore un peu plus de temps en leur compagnie mais déjà un set d’une heure ce n’est pas mal du tout compte tenu de la popularité de certains groupes qui ne joue que 40 minutes.

Une petite pose s’impose pendant que Les Ramoneurs de Menhirs jouent sur la Warzone mais nous avons eu la chance grâce à Arte Concert de pouvoir visionner le live sur leur site internet que nous avons regardé en rentrant. Nous les avions vu peu de temps avant au festival La musique fait carrière à Saint Marc le Blanc (35) c’est pourquoi nous avons décidé d’aller prendre l’apéro tout tranquillement.

Nous revenons sur le site du festival, la nuit est tombée et quelle splendeur, comme les années précédentes, le site est illuminé de flammes mais encore plus impressionnantes qu’en 2015. C’est incroyable, rien que pour voir ce spectacle inouï une fois dans sa vie, il faut faire le Hellfest, on ne s’en lassera jamais.

Nous arrivons pendant Sabaton, nous voyons qu’il n’y a pas de changement dans l’habit du chanteur Joakim Brodén depuis bien longtemps, apparemment c’est sa marque de fabrique un gilet pare balles fabriqué avec des plaques de sol antidérapantes, vraiment original. On remarque que ce dernier est très énergique sur scène, encore ici la prestation du groupe est de qualité mais nous rejoignons la scène punk/hardcore. Malheureusement et heureusement la programmation de cette fin de soirée est énorme et nous avons fais le choix de rogner quelques concerts pour profiter un maximum.

Rancid véritable légende des années 1990 aux Etats-Unis tout d’abord et partout dans le monde ensuite est un mélange de Punk rock, Ska, Reggae et Hardcore. Ces styles paraissent bien différents mais sont tellement proches lorsqu’on entend les morceaux qui défilent, vraiment une belle sonorité nous est proposée. Il faut le savoir, en 1994, c’est Billie Joe Armstrong, leader du groupe Green Day qui a failli prendre le rôle de second guitariste du groupe et heureusement que ce n’a pas été le cas car nous n’aurions jamais eu ce concert exceptionnel de 2h30 la semaine précédente en clôture du Download Festival Paris.

Une petite demi-heure après le début du concert, c’est au tour de l’excellent Rob Zombie que nous ne raterions pour rien au monde. Nous remarquons que les efforts du festival paie car nous arrivons à nous mettre à une très bonne place en rejoignant la Mainstage 01 très rapidement, merci encore pour ce remaniement. Quand nous voyons la scène s’éclairer c’est tellement bien conçu, entre écrans géants, images animées en guise de fond de scène et multiples flammes. Pour ce qui est des costumes de scène : pantalon à pattes d’eph et veste à fils brillants pour le très talentueux Robert Bartleh Cummings, vampire pour le bassiste, robe et peau de bête pour le guitariste. On se retrouve dans un show époustouflant avec leur style de metal indus hyperpuissant, on en prend plein les yeux. On note deux reprises de White Zombie qui nous ont vraiment conquis et on regrette presque de ne pas en avoir eu plus de cette période de l’artiste.

Ne partons pas très loin, In Flames boucle la soirée sur les Mainstages mais ne perdons pas de vue qu’Alestorm passe au même moment à la Temple il va falloir nous partager et nous avons bien fait de ne pas rester qu’à un seul de ces deux concerts.

Lorsque les premiers sons d’In Flames retentissent whouah !!! Le son est énorme, le plus puissant de toute cette édition, quelle claque... On ne s’attendait pas à un tel concert de leur part malgré un public pas si extraordinaire que ça comparé au concert de l’édition 2015. La scène est assez sobre avec les colonnes de lumière de différentes couleurs qui donne une très belle ambiance scénique. En milieu de concert il est temps d’aller voir ce qu’il se passe sous la Temple.

Alestorm joue depuis une petite demi-heure et ici grosse ambiance de la part du groupe de folk/pirate metal Ecossais. Le leader et chanteur du groupe Christopher Bowes utilise une guitare synthé appelé Keytar qui donne un peu plus d’originalité et de dimension au groupe, leur musique est sublime.

Après une journée bien éprouvante, il est temps d’aller se reposer pour être en forme pour la deuxième journée.

 

Hellfest 2017 - ©Johan Pix

 

Jour 2 : 17 juin 2017

On se réveille sur l’un des nombreux parkings du festival, on à choisi d’être à l’écart de l’énorme camping car la queue de plusieurs heures en plein cagnard à notre arrivée le jeudi nous à refroidi ainsi que la marche à faire pour transporter toutes nos affaires. Malheureusement, en étant installé ici, on rate les fameuses joutes qui se déroulent souvent très tard dans la nuit.

Beaucoup de personnes partent assez tôt pour le concert d’Ultra Vomit, que l’on ne va pas voir. On entend au loin que l’ambiance à l’air assez exceptionnelle pour ce groupe local originaire de Nantes. On a eu des retours très positif plus tard dans la journée de la part de plusieurs festivaliers présents au concert. On a raté quelque chose c’est certain.

On arrive à temps pour le concert d’Ugly Kid Joe encore un groupe américain formé au début des années 1990, le groupe nous fait plaisir en jouant les meilleurs morceaux de leur discographie. L’un des deux guitaristes a choisi de placarder Justin Bieber sur son tee-shirt, choix ironique ?  Le batteur quant à lui joue en boxer, il doit avoir trop chaud, en effet le soleil et la chaleur sont encore au rendez-vous aujourd’hui à Clisson, donc rien de mieux comme tenue. Le set est bien mené, de la bonne musique rien de tel pour commencer cette journée de concerts.

Il est temps d’aller dans l’espace VIP, que j’ai visité plusieurs fois depuis le début du week-end, et ici aussi l’organisation a encore une fois de plus soigné la décoration. Une piscine se trouve au centre avec un crâne en plein milieu et des papillons posés dessus, en hauteur le très beau débordement se fait sur toute la largeur, l’eau tombe de bien deux à trois mètres de hauteur. Y trône aussi une fontaine splendide avec cinq personnages sans visage assis en hauteur avec des capes à capuches, sculptés, tout droit sortis de nos cauchemars les plus sombres. Le bar a pour décoration d’énormes colonnes vertébrales qui recouvrent toutes les infrastructures intérieures avec de magnifiques lustres imitation os, une tête de mort multicolore en bois. Plus loin, un personnage en bronze assis sur un banc dont on n’aura pas réussi à trouver le nom, ainsi que la press area avec wifi pour écrire les articles, publier les photos et assister à quelques conférences de presse. On a pu voir de plus près le groupe Airbourne, mais il va vraiment falloir travailler la langue de Shakespeare pour assister aux conférences l’année prochaine si l’on veut comprendre ce qu’il s’y passe. On a qu’une chose à dire bravo pour ce qui à été créé cette année dans l’espace VIP/presse qui à été entièrement remodelé.

Revenons aux concerts et dans un monde un peu plus réel, le groupe Bordelais Mars Red Sky s’apprête à jouer sous la Valley. Depuis 2007 le groupe propose un style stoner rock psychédélique et qui dit psychédélique dit beaucoup d’instrumental dans leurs compositions. Un concert bien appréciable avec un son bien lourd et une voix envoutante, on espère les revoir.

 

Hellfest 2017 - ©Johan Pix

 

Retour aux mainstages pour la fin du concert de Dee Snider actuel chanteur de Twisted Sister qui à eu la chance d’être programmé en dernière minute cette année à cause de l’annulation de la tournée de W.A.S.P. dû au retard pris sur l’enregistrement de leur album.  Le projet solo « We are the ones » sorti en 2016 avec le titre du même nom n’est pas très éloigné du punk et nous avait bien conquis lors de l’écoute des groupes de la programmation.

On avait envi de voir Trust bien qu’on ne connaisse pas leur chansons, à part le célèbre tube « Antisocial ». Le guitariste fait le show on ne notera rien de spécial, on pensait que le groupe était révolutionnaire… eh bien non ! Le groupe est bel et bien là pour seulement faire de l’argent. Vraiment décevant de voir l’aspect vénal d’un groupe sur scène. On n’aurait même pas du les citer mais il fallait bien le souligner.

Après cette déception, un petit passage par la case apéro s’impose. Nous revenons pour le groupe qui est sans doute notre révélation de cette année, Primus. La Valley est pleine à craquer et déborde de monde. Les Claypool, le leader et charismatique chanteur/bassiste du groupe nous à conquis avec son style complètement déjanté et décalé. Rien à voir avec ce qu’on a pu écouter jusqu’à présent. Le titre « My name is Mud » résume parfaitement le style du groupe qu’on a aimé, avec un jeu de basse omniprésent ce qui crée un univers vraiment étrange à leur musique. Un très grand Primus ce soir, une heure de pur bonheur.

En attendant le célèbre Suicidal Tendencies, on a deux concerts à voir et ça commence par Agnostic Front qui fait leur première partie sur la tournée européenne. A peine arrivé sur scène le groupe de Punk-Hardcore New Yorkais demande un Circle Pit au public, c’est là qu’un énorme nuage de poussière se forme en plus des pogos, on ne voit presque plus la scène. Le groupe qui fête ses 35 ans de carrière cette année nous livre un véritable Best Of de tous leurs albums.

Retour sous la Valley pour Slo Burn, après avoir vu Kyuss Lives quelques années plus tôt à Dour festival en 2011, il n’était pas envisageable de rater Slo Burn qui est un groupe éphémère de Stoner rock créé par John Garcia lors de la séparation avec Kyuss en 1996. Bien que nous ne connaissions pas les morceaux le concert reste excellent. Il y a des artistes d’exception sur cette terre John Garcia fait parti de ces gens là.

Il y a encore une fin de programmation excellente en ce deuxième jour. Ainsi nous avons raté les (possibles ?) adieux français d’Aerosmith et le concert du très bon Opeth que nous voulions voir également.

C’est au tour de notre dernier concert de la journée : le légendaire Suicidal Tendencies. Le père fondateur du Crossover Trash qui a inspiré de nombreux groupes. Dans cette formation seul le leader et chanteur Mike Muir est là depuis la création du groupe. Après une set-list plus qu’honorable avec beaucoup de classiques, un concert bien énergique et beaucoup de poussière dans la fosse, il est temps de rentrer.

 

Hellfest 2017 - ©Johan Pix

 

Jour 3 : 18 juin 2017

Après une courte nuit, rendez-vous ce matin de bonne heure pour le dernier jour du festival avec Northlane sur la Mainstage 01. Pas mal de monde à fait le déplacement matinal pour voir ce jeune groupe Australien formé en 2009. Après deux albums, le fondateur et chanteur doit quitter le groupe dû à son état de santé. Northlane se fait attendre avec une longue introduction beaucoup de poussière dans la fosse, heureusement que le vent chasse tous ces nuages épais. Dommage qu’un léger problème technique vienne légèrement entremettre le spectacle. Très bon concert malgré la petite demi-heure accordée dans le running order de ce dimanche.

Un petit passage à l’espace VIP pour se reposer avant d’attaquer l’enchainement de concerts. On va découvrir le groupe Nantais Regarde les hommes tomber sous la Temple. Le public est venu en masse les accueillir. Là aussi le changement du chanteur en 2014 fait parti de l’histoire de ce jeune groupe de Black Metal. On saluera une énorme composition mélodique sur leur dernier album « Exile » datant de 2015, Regarde les hommes tomber nous plonge dans une atmosphère tellement particulière qu’on ne se remet pas d’un tel concert. Ce groupe à tellement d’avenir nous attendons les futurs compositions et concerts avec impatience.

Ensuite, place à l’univers tout autre de Skindred découvert pour notre part au Sziget Festival de 2010. Le groupe Gallois de « Ragga Metal » bouleverse plusieurs mélanges de styles qui leur vont si bien. Une énorme ambiance avec beaucoup de monde devant la Mainstage 02 et toujours beaucoup de poussière dans la fosse. Un très bon concert certes un peu court à notre goût.

Après un excellent Moules Frites sauce Thaï à notre espace restauration fétiche, nous revenons vers les scènes principales voir Ill Niño, un groupe que nous rêvions de voir faisant parti de notre évolution musicale. Une fosse ultra poussiéreuse acceuille le groupe de Nu Metal Latino-Américain. Qu’est ce qu’on les a aimé mais quand on entend la voix très fébrile du chanteur en live on retiendra seulement l’énorme ambiance.

Un bénévole posté derrière la barrière avec une lance incendie prend énormément de plaisir à arroser les centaines de festivaliers venus se rafraichir. Merci car le baromètre est encore monté très haut aujourd’hui au complexe du Val de Moine, appellation officielle du site du festival.

On arrive donc entièrement trempé pour le concert de A Day To Remember un groupe habitué du Hellfest que nous avions également vu en 2015. Le groupe mélange le Punk, la Pop et le Metalcore c’est avec cette recette que le groupe nous livre encore cette année un live de qualité bien qu’un peu trop Pop à notre goût. Leur musique passe tout de même assez bien et nous donne envi de vivre une  année fac dans un campus aux Etats-Unis tel un bon vieux American Pie.

On attendait également Alter Bridge cette année, formé des trois anciens musiciens de Creed que nous affectons particulièrement. Le groupe formé en 2004 sort l’album « One Day Remains » et connait un énorme succès partout dans le monde et il y a de quoi, c’est une pépite. Ils nous offrent un énorme concert, ils jouent avec une facilité déconcertante la voix est juste parfaite, tout ce qu’il faut pour entamer cette dernière soirée.

Restons sur la Mainstage 01 pour accueillir comme il se doit Prophets Of Rage avec B-Real de Cypress Hill, Chuck D et DJ Lord de Public Enemy et plusieurs membres de Rage Against The Machine dont le guitariste Tom Morello. Prophets Of Rage s’est formé en réaction à la campagne présidentielle américaine en 2016 et dès l’entrée en scène nous avons un « Fuck Trump » dans le micro de Tom Morello. Ils reprennent donc les meilleurs titres des trois groupes avec une alliance entre le hip hop et le rap metal. Un concert bien sympathique qui montre que le Hellfest n’est pas seulement ouvert qu’aux musiques extrêmes.

A suivre sur la scène d’à côté, la prestation de Five Finger Death Punch également présent et découvert en 2015. Malheureusement, cette année nous n’aurons pas le chanteur charismatique Ivan Moody qui a quitté le groupe en début de semaine. Il est remplacé par un ami et chanteur du groupe Bad Wolves Tommy Vext pour ne pas annuler la tournée. En quatre petits jours le chanteur n’a pas su se mettre au niveau malgré une belle présence scénique et c’est bien logique vu l’énorme défi qui se présente à lui. Ils assurent tout de même le show tant bien que mal avec quelques imperfections.

 

Hellfest 2017 - ©Johan Pix

 

Ensuite suit Linkin Park sur la Mainstage 01, que nous avions vu rapidement la semaine précédente au Download Festival. Après seulement trois chansons, nous étions partis à cause du tournant Pop assumé par le groupe depuis les derniers albums. Au Hellfest, nous n’avons pas assisté au concert, il faut dire que la venue de Linkin Park à créé une grosse polémique sur les réseaux sociaux car il était considéré que le groupe n’avait rien à faire dans cette programmation. Suite au suicide du chanteur Chester Bennington le 20 juillet 2017 nous tenions à lui rendre hommage, il nous a fait vibrer avec le premier album « Hybrid Theory » et le troisième « Meteora » qui a embarqué des millions de personnes vers le Metal et toutes ces musiques qui nous rassemblent chaque année à Clisson et partout dans le monde, avec sa mort une partie de nous sera toujours triste à l’écoute de la voix qu’avait Chester.

Néanmoins, le très énorme groupe de Metalcore Américain Every Time I Die nous a conquis et a conquis le public venu en masse les acclamer sur la Warzone. En effet, le groupe fait le show sur scène et la fosse est en furie avec une prestation énorme malgré l’absence du chanteur habituel du groupe. Le concert se termine dans un carnage où le public se mêle au groupe, la scène est bondée ça saute de partout, le groupe arrive quand même à terminer le dernier morceau c’était du jamais vu  au Hellfest. Un très bon moment.

Avant dernier concert pour cette édition 2017, nous découvrons Hawkwind le groupe le plus vieux de cette édition créé en 1969. Le premier groupe dans lequel a joué Lemmy Kilmister. Il nous plonge dans une ambiance « Space Rock ». Leur son est puissant et l’écran diffuse un film psychédélique de multiples couleurs vives qui donne à leur musique cette ambiance si particulière.

Pour notre dernier concert, nous avons choisi The Dillinger Escape Plan pour leur dernière tournée. Nous avions aimé écouter les albums de leur discographie mais nous n’avons pas senti la même ambiance en live. Ils restent néanmoins très bons sur scène et très énergique, ils auront su faire bouger le public fatigué après les dizaines de concerts vu pendant ces trois jours de festival.

Le Hellfest est donc terminé pour cette année, on va mettre quelques jours à s’en remettre et on attend déjà avec impatience la prochaine programmation. On notera que les têtes d’affiche cette année n’ont pas conquis tout le monde comparé aux années précédentes mais on aura vu énormément de très bons groupes et on aura encore fait de très belles découvertes. Le site du festival s’embellit d’année en année et devient de plus en plus majestueux mais jusqu’où ira le festival pour rendre leur public ébahi par la beauté des lieux? Ben Barbaud et toute son équipe sont très à l’écoute des festivaliers et nous pouvons que les remercier pour toutes ces améliorations faites pour faciliter notre vie au festival le temps d’un week-end.

Rendez-vous en enfer pour la prochaine édition qui se déroulera du 22 au 24 juin 2018 pour encore un énorme week-end en prévision.

Hellfest 2017 - ©Johan Pix

Un grand merci à Johan Px pour ses photos !

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Par infofestival le 17/10/2017

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