Saro : « Jouer aux Trans, c’est énorme »

Saro

Aux Transmusicales, nous avons eu le plaisir de rencontrer Saro, le dernier champion du monde de Beatbox. Avec lui, nous avons parlé des Trans mais aussi des ses influences et de ses projets.

 

Info-festival : A quelques heures d’entrer sur scène, tu te sens comment ? Plutôt pressé ou plutôt stressé ?

 

Saro : Les deux. Plus pressé que stressé. On s’est bien préparé, on a beaucoup travaillé, on a fait beaucoup de résidences pour cette date. Je me sens donc prêt et j’ai hâte car j’adore la scène.

 

IF : En tant que rennais, que représente les Trans pour toi ?

 

Saro : En tant que festivalier j’y suis allé 5 ou 6 fois. J’ai toujours trouvé ça énorme. J’y ai vu les Fugees, Keny Arkana et plein d’autres concerts. A chaque fois je me suis dit : « c’est vraiment énorme ici, qu’est ce que j’aimerais jouer ici... »

 

IF : Si tu devais garder un souvenir des Trans ?

 

Saro : J’en ai plein… Il y a un concert que j’avais vraiment kiffé et je suis frustré depuis très longtemps car je ne sais plus comment s’appelle ce groupe…

 

IF : Et en tant qu’artiste, ça te fait quoi de jouer aux Trans ?

 

Saro : Bah c’est un rêve. C’est énorme. En plus je joue dans le Hall 9 à 1h20.

 

IF : Pour revenir à ton parcours. Comment es-tu arrivé dans le beatbox ?

 

Saro : Déjà j’ai fait 10 ans de batterie et beaucoup de percussions africaines. J’ai découvert le beatbox vers 17/18 ans dans un festival à Fougères où j’ai vu Oslim. Je ne connaissais pas du tout le beatbox et il m’a fait halluciner ce mec. C’était comme une évidence, il y a un truc qui s’est passé dans ma tête et j’ai dit : « C’est ça que je veux faire. »

 

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Saro - Transmusicales © Nicolas Joubard

 

IF : Au quotidien, tu écoutes quoi comme genre de musique ?

 

Saro : J’écoute de tout. Le mec que j’ai le plus écouté dans ma vie, c’est Mickael Jackson, j’ai tous ses albums. Le hip/hop j’en ai écouté beaucoup mais maintenant j’en écoute un peu moins. Enfin si, en ce moment, j’écoute le nouvel album d’Orelsan qui est juste une tuerie. J’écoute aussi beaucoup de musiques électroniques.

 

IF : Dans ton travail il y en a pas mal d’ailleurs...

 

Saro : Maintenant je fais de la musique électro, c’est clairement électro ce que je fais.

 

IF : Toi qui est l’équivalent du champion du monde de la discipline, tu es le mieux placé pour nous répondre. Comment reconnaît on un bon beatboxer ?

 

Saro : Ca dépend ce que tu aimes. Il y a des gens qui aiment quand ça va vite. Il y en a d’autres qui aiment quand c’est plus musical. Moi j’aime quand c’est un peu le mélange de tout ça. J’aime quand le mec arrive à me faire voyager. J’essaye de faire en sorte que quand les gens sortent de mes concerts, ils se disent « j’ai écouté de la musique, j’aimerai écouter ça chez moi ». Je ne veux pas qu’ils aient juste le sentiment d’avoir assisté à une performance.

 

IF : Tu travailles seul ou en équipe ?

 

Saro : J’ai un manager et un tourneur. En terme de création, je suis tout seul.

 

IF : Les Trans ce soir et cet été ? On te retrouvera dans d’autres festivals ?

 

Saro : Pour l’instant, il n’y a pas grand chose d’arrêté mais ça devrait arriver vite je pense. Je viens tout juste de signer dans une boite de tour donc ça va se faire. On espère faire une bonne date ce soir et que ça en ramènera d’autres.

 

IF : Un projet d’album ?

 

Saro : Un EP dans un premier temps et après un album. L’EP au printemps prochain si tout va bien.

 

 

Avec le show que nous a offert Saro aux Transmusicales, on est sûr de le revoir sur la route des festivals cet été. Vous nous direz ce que vous en avez pensé. ;)

 

Par Florent le 11/02/2018

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