Scopitone 2017 : toujours un temps d'avance

Scopitone
Lors de l’édition 2016, nous avions passé de très bons moments au festival Scopitone. Nous y avions notamment découvert Paula Temple, Charlotte de Witte, Club Cheval, Molécule ou encore Ann Clue. On avait donc hâte de voir quelles surprises nous réservait l’organisation pour cette nouvelle édition.
Comme l’an dernier le festival a pris ses quartiers un peu partout dans Nantes dès le mercredi avec des concerts mais aussi des expositions et des performances. Pour notre part, nous avons assisté seulement aux deux nuits électro du week-end.

 

Vendredi 22 septembre

 

Pour les lecteurs qui ne connaissent pas Scopitone, il faut savoir que sur place, il y a trois salles. On a donc le choix entre plusieurs lives en simultané. Plutôt que de passer un peu de temps sur chaque concert, nous avons ciblé plusieurs créneaux. Nous vous présentons donc ici, les concerts auxquels nous avons assistés. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’étaient pas de qualité.

Ça commence fort puisque le premier concert de la soirée n’est autre que celui de Clément Bazin, un de nos gros coups de cœur 2017. Il avait notamment retourné le chapiteau de Solidays en juin dernier. Entre percussions organiques et mélodies électroniques, le contraste est à la fois enivrant et dansant. Le producteur parisien qui a tourné avec Woodkid durant 3 ans vient de signer sur le Label Nowadays (La Fine Equipe, Fakear…) cette année. Son prochain album est prévu pour 2018 donc autant vous dire qu’on n’a pas fini de le voir tourner en festival l’an prochain et ce pour notre plus grand plaisir.

On rejoint ensuite la salle maxi pour le set énergique de Kelly Lee Owens. La productrice britannique qui vient de sortir un album éponyme cette année envoie une house techno mélodique et entrainante. A fond derrière ses machines, elle transmet sa bonne humeur à l’ensemble de la salle. Ce set à l’influence pop était intense et nous a complètement charmé, autant que le sourire de la jeune galloise.

Minuit a sonné depuis 30 minutes et le public est maintenant nombreux. Après un bref changement de plateau, c’est reparti dans la salle maxi avec Fjaak. Le groupe berlinois est composé de 3 créateurs pour trois fois plus de plaisir et d’énergie. On reconnaît tout de suite la touche allemande puisque le son est assez brut, ça cogne fort. En revanche, on ne s’attendait pas à une telle déferlante puisque le rythme était ultra soutenu et les beats partaient dans tous les sens. De quoi, bien user nos semelles.

Et les Nefs dans tout ça me direz-vous ? Sous les nefs, le public est très nombreux et le public passe de tous les côtés pour rejoindre le bar ou la partie extérieure. C’est donc difficile de se faire une place sans être bousculé dans tous les sens. De plus, même si des efforts ont été faits pour améliorer l’acoustique, la qualité du son sous les Nefs est incomparable avec celle des salles maxi et micro.

On continue donc notre soirée dans la salle maxi où les belles surprises s’enchaînent avec l’arrivée de Schlømo. Avec sa deep techno, le parisien nous fait planer sans faire retomber le rythme de la soirée.

La soirée dans la Maxi se termine avec le set sans concession d’Antigone qui avec sa techno brute et froide vient nous chauffer encore un peu plus. La salle est encore bien remplie malgré la présence de Michael Mayer juste à côté. Pour nous, la soirée se clôture donc comme elle avait commencé à savoir de belle manière.

 

Kelly Lee Owens

 

Samedi 23 septembre

 

Comme la veille, nous sommes présents dès l’ouverture des portes du Stéréolux. Direction les Nefs où Aufgang a pris place. Derrière le piano à queue – instrument qu’on a peu l’habitude de voir en festival de musiques électroniques -, on retrouve Rami et en face, derrière sa batterie et ses machines, son camarade Aymeric. Aufgang c’est donc un doux mélange de musiques électroniques et de musique classique aux influences parfois orientales. Le duo nous fait entrer dans un univers très mélodieux qui vient éveiller nos oreilles. S’ajoute à cela, des battements rythmés pour nous faire danser. L’alliance est donc parfaite pour démarrer la soirée et chauffer le public déjà assez nombreux.

On continue en mélodie avec Weval dans la Maxi. On ne les connaissait pas et on était donc loin de se douter que les néerlandais nous offriraient un billet gratos pour un sacré voyage. Leur musique est hypnotique et nous fait voyager très loin. Après la soirée techno de la veille, c’est avec plaisir qu’on se laisse emporter comme cela. Un groupe à suivre de près.

On était déjà tombé amoureux de la musique de plusieurs productrices l’an dernier (Charlotte de Witte, Paula Temple, Ann Clue) et c’est encore une fois le cas cette année. Après Kelly Lee Owens, c’est au tour d’Avalon Emerson de nous faire chavirer aujourd’hui. Les femmes prennent le pouvoir dans ce monde encore trop masculin et elles le font avec brio. Si l’américaine parait toute sage derrière ses lunettes et ses machines, ne vous fiez pas aux apparences car sa musique cogne sévère. Sa techno percutante s’allie à des ambiances plus pop voir house et nous séduit dès le début. La fin de set est moins mélodique mais un cran au-dessus en intensité. Encore une belle découverte.

Pour la fin de soirée, le choix est cornélien puisque se chevauchent deux sets de qualité. On débute par la minimale de Pantha du Prince qui démontre une nouvelle fois que les allemands sont vraiment les maîtres dans ce style. Le producteur à la longue barbe fait encore mieux puisqu’il complète cet aspect minimal par des mélodies sombres qui obscurcissent encore un peu plus le tableau. Malgré ce côté dark, son live reste onirique et rêveur. Une performance complète donc.

On passe également voir Joris Delacroix sous les Nefs blindées de monde. Le public est à fond pour le show du français. Si l’ambiance n’était pas toujours au top durant le week-end, sur ce concert, elle était bien au rendez-vous. Avec sa techno/house et son énergie communicative, Joris fait une nouvelle fois la différence. Il nous avait comblés à Solidays et ce soir, il a réitéré.

Weval

 

Comme l’an dernier, nous avons découvert de nombreux artistes pendant ce Scopitone. Quand on vient ici, on sait pertinemment qu’on aura un temps d’avance sur les programmations de l’été prochain. On espère d’ailleurs revoir Weval, Fjaak, Avalon Emerson ou encore Kelly Lee Owens très prochainement. Merci à l’orga pour l’accueil, vous avez encore une fois bien fait le job.
Crédit Photo : David Gaillard (en haut : Kelly Lee Owens - en bas : Weval)

 

Par Florent le 03/11/2017

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