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Panoramas : 25 années électroniques

Le vendredi 15 et le samedi 16 avril, nous étions au festival Panoramas pour fêter les 25 ans d’un des plus importants rassemblements de la scène électronique en France. 
 
Si l’arrivée au parc expo fut assez simple pour nous, ce fut un peu plus compliqué pour les festivaliers qui avaient choisi l’option train. À peine débarqués, ils ont été accueillis par une troupe de forces de l’ordre qui sanctionnait la possession de stupéfiants et vidait également les bouteilles d’alcool fort. L’organisation du festival n’y est absolument pour rien, ce sont les autorités qui voulaient gâcher la fête.
 
Mais il en fallait plus pour démoraliser les passionnés de musique privés de festivals pendant deux ans. Une fois sur le parc expo, tout était oublié et la musique reprenait le dessus. 
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Pour nous, la soirée a commencé devant Vitalic. L’un des patrons de la scène électronique française est venu présenter son dernier album « Dissidaence, Épisode 1″‘, un retour aux sources plus dure et moins disco mais toujours aussi propre. Alternance des rythmes, lumières et brutalités, un set complet qui nous donne hâte de découvrir le deuxième épisode.

Les changements de plateau étant rapide, on a à peine eu le temps de se désaltérer que Kas:st commençait avec au menu, de la techno indus virant à la trance. Comme on aime quand c’est énervé, nous étions comblés.

La présence de princesse Nina étant discutable dans le contexte actuel, nous avons décidé de faire l’impasse (les retours des festivaliers sur son show étaient très positifs). Au même moment sous le chapiteau Hysta envoyait du gros son à un rythme effréné. On aime quand c’est véner mais là, on n’avait pas l’énergie suffisante pour suivre le rythme. Une pause s’imposait.

S’il y en avait un qu’il ne fallait pas rater ce vendredi soir, c’était bien Shlømo. Le résident Possession – collectif qui organise des soirées underground dingues partout en Europe – nous a franchement régalé pour terminer la soirée. Les yeux fermés, on s’est simplement laissé guider par cette musique ensorcelante autant qu’entrainante. On l’attendait de pied ferme et bien une chose et sûre, on n’a pas été déçu.

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Samedi, nous avons rejoint le camping pour des parties de palets endiablés avec des Power Rangers soutenus par des danseuses étoiles aux jambes poilues. Au loin, on pouvait entendre les remix technos de « Santiano » et autres classiques aux sonorités bretonnes. De bien belles rencontres sous un beau soleil breton.

Salut, c’est quand même moins cool depuis qu’un des membres est accusé de viol. Les autres se sont désolidarisés mais ont choisi de garder le projet et le nom plutôt que de partir sur autre chose, c’est discutable. Peu adepte de ce joyeux bordel, on est entré pour le concert de Vladimir Cauchemar.

Après avoir collaboré avec des rappeurs internationaux, celui qui se cache derrière une tête de mort était très attendu. Si Vladimir Cauchemar a déçu pas mal de spectateurs lui reprochant un set trop aseptisé, de notre côté, on a apprécié la variété et la musicalité. Ça fait du bien, de voir des artistes qui ne tombent pas dans la facilité des drops énervés.

Pendant ce temps, sous le chap, Anne clue chauffait les fans de techno allemande avec un set propre comme elle en a habitude

3 scènes, cela implique des choix. On a donc fait l’impasse sur N’to pour aller fermer les yeux et se laisser porter par les douceurs mélodiques berbères d’Acid Arab.

Et puis le Big Boss Boris Brejcha est apparu avec son masque vénitien. On a eu peur quand le son a coupé quelques minutes mais finalement, Boris a pu terminer son show. C’était propre, rythmé, à la fois dark et lumineux. Pour les anciens qui le suivent depuis des années, on est d’accord, Boris maîtrise son sujet depuis toujours. On aimerait maintenant qu’il cherche à se réinventer comme le fait Vitalic par exemple.

Lilly Palmer l’a fait à l’envers en annulant sa prestation à la dernière minute. Merci à Popof et Space 92 d’avoir assuré le relais avec un set de 3 heures à 100 à l’heure. De quoi user les semelles des derniers énervés comme nous.

Et même si on n’a pas assisté à la clôture, comme on l’a vu récemment lors d’une soirée Possession, on se doute que cet ultime concert était Parfait.

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Avec des têtes d’affiche qui ont tenu leur rang et des étoiles montantes, Panoramas a encore démontré sa maturité et on a hâte de fêter ses trente ans.