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Yardland 2026 : le festival dénonce des violences policières sur deux festivalières
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75 000 personnes, un week-end sans incident sur le site, des échanges fluides avec les forces de l’ordre tout au long du festival. Et pourtant, c’est aux portes du Yardland Festival que s’est produit ce que les organisateurs décrivent comme l’un des moments les plus sombres de leur histoire.
Un incident grave aux portes du festival
Le Yardland Festival s’est tenu ce week-end à Paris avec 75 000 personnes accueillies sur le site, sans aucune intervention des forces de l’ordre durant toute la durée de l’événement. Mais c’est aux portes du festival, avant même l’entrée sur le site, qu’un incident grave s’est produit.
Les organisateurs dénoncent dans un communiqué des violences policières sur deux festivalières, décrites comme « absolument ignobles et racistes ». Selon le festival, les deux femmes se rendaient au festival en VTC lorsqu’une brigade policière en civil, extérieure au dispositif de sécurité prévu pour l’événement, est intervenue. Les faits décrits sont graves : ongles et cheveux arrachés, une jeune femme projetée contre un véhicule, blessée à la tempe, à la hanche et à la jambe, une autre traînée au sol, quatre policiers montés sur elle alors qu’elle est asthmatique.
L’une des deux femmes a passé la nuit en garde à vue. Selon le festival, elle s’est vu refuser de l’eau et des calmants malgré ses demandes, a reçu un kit hygiénique usagé, et a été victime de propos humiliants de la part d’un policier. La policière impliquée dans les faits aurait par ailleurs déposé une plainte contre la victime avant même son arrivée au commissariat.
Le festival souligne l’absurdité de la situation : la brigade impliquée n’était pas intégrée au dispositif de sécurité mis en place avec le service des grands événements, et le maire de Paris était présent sur le site au moment des faits.
« La police n’a pas été capable de nous protéger de la police »,
Écrivent les organisateurs, qui rappellent que le Yardland est composé à 75% de festivalières et que la sécurité des femmes est au cœur de leur projet. Ils expriment leur soutien total aux victimes et demandent que des sanctions sérieuses soient prises à l’encontre des personnes responsables.
Ces faits interviennent dans un contexte législatif tendu : une proposition de loi sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre a été débattue à l’Assemblée nationale le 7 juillet. Des ONG et syndicats alertent dans une tribune au Monde sur les risques d’un renversement de la charge de la preuve en cas de tir d’un agent de l’État.
Toutes les infos sur la page du Yardland Festival.
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